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Présentation : "les fruits d’une passion maîtrisée"

Tous les mélomanes strasbourgeois connaissent le Cercle Lyrique Richard Wagner pour le rayonnement de l’art lyrique en Alsace, dont les initiatives ponctuent et rythment la vie musicale régionale et extra-régionale, en étroite collaboration avec l’Opéra National du Rhin depuis plus de 20 ans. Pour le grand public pourtant, un cercle lyrique reste une entité vague et, de surcroît, ressemble à tout autre cercle lyrique…

 

 



 

Une naissance peu ordinaire


Bien que le Cercle lyrique soit une tradition dans toutes les villes où existe un grand théâtre d’art lyrique, l’idée à Strasbourg est ramenée par Alain LOMBARD, de retour des U.S.A., qui préconise à Louis OSTER, alors avocat de l’Opéra du Rhin, la création d’une Guilde soutenant le Théâtre, à l’instar de celle qui existe à New York, au Metropolitan Opera. « Bâtonnier à l’époque, nous sommes dans les années 80, je mets en place les structures d’une telle Guilde, mais ne peux en assumer les charges de Président, trop surchargé de travail par ailleurs ». La nouvelle Guilde n’existera que quelques mois.
Deux autres rencontres vont conduire à la création du Cercle lyrique de Strasbourg. « Lors d’un dîner à Mannheim, dans le cadre de soirées musicales, le hasard veut que je me retrouve à table à la gauche de Wolfgang WAGNER, petit-fils de Richard, et Directeur du Festspielhaus de Bayreuth. Celui-ci me demande pourquoi nous ne créérions pas un Cercle Richard Wagner à Strasbourg. Peu enclin à répandre une culture musicale pro-germanique », Louis OSTER pense alors aux anciens cercles Richard Wagner, « je décline la proposition ».

C’est lors d’un voyage à Paris avec le Directeur de l’Opéra du Rhin, René TERRASSON, qu’est à nouveau évoquée la nécessité d’un Cercle Lyrique à Strasbourg. Louis OSTER, qui ne veut revenir sur l’idée de la première Guilde, ses anciens dirigeants étant ses amis, rapporte à son ami son entrevue avec Wolfgang WAGNER, sa proposition de Cercle lyrique Richard Wagner et ses réticences à une telle appellation. Ce dernier, moin dubitatif, s’exclame : « mais pourquoi donc ? Richard WAGNER est une étape dans la musique, il se situe au centre de la musique contemporaine, à mi-chemin entre Monteverdi et Pendericki ! ».

Maître OSTER se laisse persuader. L’idée est définitivement adoptée d’un cercle lyrique Richard Wagner pour le rayonnement de l’art lyrique en Alsace. Et l’adhésion unanime au Comité d’Honneur de toutes les personnalités politiques et culturelles de l’Alsace balaya les derniers doutes quant à une dénomination à forte connotation. Cette confusion devait par ailleurs se révéler totalement erronnée, les Cercles Richard Wagner étant nombreux dans le monde, très ouverts et fort dynamiques grâce à l’action de Wieland et Wolfgang WAGNER. Et puis, est-ce le hasard, le dernier écusson qui apparaît sur la maison de Richard WAGNER à Wahnfried, bombardée, est celui de la ville de Strasbourg.

Le 20 mars 1985, le Cercle Richard Wagner pour le rayonnement de l’art lyrique en Alsace est créé et, après trois mois déjà, il compte 500 adhérents. Aujourd’hui, il en compte plus de 1000.



Un fonctionnement original


Les raisons de ce succès sont simples : l’art lyrique est une tradition en Alsace, mais aussi le Cercle a su aller vers un public décloisonné, démentant ainsi les clichés d’élitisme habituels, en proposant des prix intéressants (la cotisation annuelle est de 33 € pour un membre actif et 55 € pour un couple ) et des réductions.

En programmant des spectacles classiques et contemporains. Et enfin, en trouvant des formules attrayantes de « pratique » de l’art lyrique.
Places et prix préférentiels

Comme le voulait sa vocation première, le Cercle Lyrique vient en soutien au Théâtre de l’Opéra National du Rhin et œuvre donc en étroite collaboration avec lui.

En contre-partie, en quelque sorte, les adhérents du Cercle bénéficient de réductions importantes sur les représentations de la saison, ainsi que d’un choix de places de qualité. Ceci vaut tant pour les représentations de l’Opéra du Rhin (abonnement et 25 % sur les prix du jour) que pour les productions de l’Orchestre Philharmonique (30 %), les concerts Harry LAPP (30 %), celles du Festival de Musique (25 %) et celles de MUSICA (10 %).

 

Initiation aux œuvres


Mais ce que le Cercle propose d’original réside en fait en tout un programme de spectacles extra-régionaux, soirées, week-ends ou séjours musicaux, qui se font en car. Cette formule de voyage, pour de simples soirées au départ, a remporté un succès immédiat grâce à ce qui semblerait d’abord des astuces : les voyages en car déchargent les adhérents de tout souci d’intendance pénible : où se garer, comment s’y rendre et rentrer tard et fatigués. Mais, surtout, et c’est là le grand intérêt de ces voyages, le trajet est mis à profit pour procéder à une étude du compositeur et de l’oeuvre que l’on va voir représenter, grâce à de petites conférences et des équipements vidéo dans le car.

Une intelligente façon, donc, de faire d’un voyage-plaisir un voyage-connaissance. Il n’est pas rare d’ailleurs que le voyage ne suffise pas à clore des débats passionnés.

Et c’est fort de ce succès que le Cercle Lyrique est en mesure de proposer aujourd’hui des voyages et des séjours dans des capitales européennes et même mondiales, à l’occasion de festivals ou représentations exceptionnelles. Les séjours sont également mis à profit pour visiter les lieux de travail ou les maisons des compositeurs et c’est ainsi que certains se souviennent encore de la visite faite à la belle-fille de Richard STRAUSS, Alice, dans leur maison près de Munich et de son étonnement ravi devant ses hôtes, de leur connaissance dans le détail de la vie de son défunt beau-père.
Une passion communicative

Dernier point et non des moindres de cette réussite étonnante, le Cercle de Strasbourg est le plus large de France et accueille également des adhérents d’autres régions, une direction qu’on qualifierait volontiers de locomotrice. Maître OSTER est un passionné d’opéra : familiarisé à cet art depuis la plus tendre enfance, il écrit à 16 ans sont premier ouvrage sur l’opéra « 110 opéras du répertoire courant » analysés et répertoriés.

Celui-ci sera suivi d’un ouvrage identique sur les opérettes et d’un autre sur le ballet. Le ballet a déjà fait l’objet d’une mise à jour, les opérettes ont été rééditées ; quant à l’opéra, il est en cours de remise à jour.

Guide raisonné et déraisonnable de l'opérette et de la comédie musicale

Ouvrage de Louis Oster et de Jean Vermeil avec le concours du Cercle lyrique Richard Wagner. Fayard, 26 €, ISBN 978-2-213-63765-5

 





Guide


Ce guide pratique et précis met en scène 250 opéras de tous les genres, du grave au léger, de l'érudit au divertissant, et de toute époque, des origines à nos jours.

Pour chaque opéra :

* un bref historique
* le générique qui permet d'appréhender en un coup d'oeil tous les personnages et leurs voix
* l'intrigue scène par scène
* les moments "à ne pas manquer"
* les commentaires critiques et d'humeur et aussi quelques anecdotes

En fin d'ouvrage :

* les biographies des 103 compositeurs cités

Ce guide rend à l'opéra tout son charme.

Un volume broché de 736 pages
135 x 245 mm
29,50 €
Editions Jean Michel Place