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« Le Charme opéra »

L'Alsace, Vendredi 25 mars 2005


Louis Oster, le président du Cercle Richard Wagner de Strasbourg, publie « Le Charme Opéra » qui décrypte pas moins de 234 oeuvres lyriques.

L'ouvrage a été présenté à Strasbourg, lors de la célébration du 20e anniversaire du Cercle Richard Wagner : « Le charme opéra » est un livre « destiné aux mélomanes européens », estime le président et fondateur de cette association pour le « rayonnement de l'art lyrique en Alsace », Louis Oster. Il a réalisé ce livre en cinq mois, avec l'aide du journaliste strasbourgeois Jean Vermeil. Ce pavé de quelque 730 pages passe en revue « 234 opéras, avec précision et sérieux, mais aussi avec le sourire qui fait le charme de l'opéra », précise Louis Oster, paraphrasant le jeu de mot du titre de l'ouvrage. Les biographies en fin de volume des 104 compositeurs sont suivies par une liste des grandes scènes lyriques internationales avec leurs coordonnées internet afin de permettre aux mélomanes de connaître les programmes et de réserver leurs places.
Des opéras « mis en situation »
« Chaque titre d'opéra est donné dans la langue d'origine », souligne l'ancien bâtonnier Louis Oster. « Nous avons aussi voulu situer chaque oeuvre dans son contexte social », ajoute Jean Vermeil qui avoue que quelques gauloiseries figurent dans l'ouvrage. « Ces mises en situation permettent parfois de comprendre l'approche de certains metteurs en scène lors de nouvelles productions », confie Louis Oster, l'ancien président de la Banque Populaire qui a collationné toutes ces histoires et notes durant vingt ans. Comme ces anecdotes sur les ennuis de « Puccini avec sa femme qui le soupçonnait d'infidélité avec leur bonne » ou « les tensions entre Strauss et Hitler parce que le compositeur refusait de retirer le nom de Stefan Sweig de l'affiche ». Outre le résumé de l'action de l'opéra, la durée de la représentation, le livre met en valeur également les passages musicaux qu'il ne faut pas manquer. Tous ces détails donnent « les clés qui doivent permettre aux néophytes comme aux mélomanes avertis d'ouvrir les portes des opéras », estiment les auteurs qui distillent une multitude de détails parfois cocasses sur les compositeurs et leurs oeuvres.

SE PROCURER
Vendu 29,50 euros, « Le Charme opéra » est diffusé en France, Belgique, Suisse et Canada

Alvezio Buonasorte


 

Ma vie de globe-trotter lyrique

L'Expansion, 11 octobre 2001


Dans certaines grandes villes de province à forte tradition musicale, des clubs d'opéra fonctionnent avec des bénévoles et organisent des week-ends musicaux en France et à l'étranger. Louis Oster, un avocat de 72 ans, préside le cercle Richard Wagner de Strasbourg. A 12 ans, le virus de la lyricomanie l'a définitivement contaminé. Chaque année, il voit une centaine de représentations de par le monde. « Nous organisons des sorties d'une centaine de personnes dans de nombreux théâtres : Paris, Bruxelles, Munich, Genève, Marseille, Toulouse, mais nous sommes allés aussi à Milan, à Vérone, à Dallas, à Houston, à Saint-Pétersbourg et dans les pays Baltes. Nous essayons de voir deux à trois oeuvres différentes par déplacement. » En achetant ses places en nombre, le cercle strasbourgeois bénéficie du tarif collectivité. « On a pu négocier un prêt sans intérêt avec une banque qui nous avance l'argent au début de la saison. A charge pour nous de tout vendre à nos 1 000 adhérents. » Le tarif de groupe fonctionnant également sur les avions, le Paris-Strasbourg revient à 380 francs au lieu de 1 500. « On arrive aussi à négocier des tarifs intéressants dans des hôtels quatre étoiles qui sont souvent vides le week-end. » En partenariat avec l'Opéra de Strasbourg, le cercle Richard Wagner propose des places réduites pour les spectacles de l'Opéra du Rhin, organise des conférences, des dîners avec les artistes... « Nos critères de sélection sont fondés sur la qualité. Pas question de payer 750 francs pour entendre Pavarotti chanter vingt minutes en concert. Ce n'est pas sérieux. »

Parmi les plus beaux théâtres et les plus belles acoustiques qu'il a pu pratiquer, Louis Oster cite Melbourne, Bayreuth, la Scala, Sydney, le palais Garnier, Helsinki, Füssen, en Bavière, et Essen. Selon lui, les meilleurs théâtres d'Europe sont à Paris et à Munich pour la qualité de leurs productions. « Pierre Bergé était un amateur, mais Hugues Gall est un grand directeur qui a rendu à Paris le niveau que Rolf Liebermann lui avait donné. »

OLIVIER BELLAMY